Yonta n'a d'yeux que pour Vicente, héros de l'indépendance et totalement absorbé par la survie de son usine et le devenir de son pays. Yonta s'amuse, en apparence du moins, d'un poète amoureux qui célèbre clandestinement ses beaux yeux bleus. Comédie vive et pétillante, ce film nous invite dans l'Afrique urbaine, débordante d'énergie de ces gamins rieurs, comme Amilcar, le petit frère de Yonta, qui résiste à l'expulsion de sa voisine. Les rues sont le théâtre de toutes les solidarités, de tous les espoirs et de cette douceur appelée le temps de vivre. Gomes est comme la photographie de son film, qui sait admirablement montrer les couleurs sous le ciel sombre des Tropiques : il nous fait sentir les fichus quarts d'heure du sous-développement en nous montrant les bons moments. Yonta a beau ne pas avoir les yeux bleus, elle a le regard qui perce et qui chauffe. Le film de Flora Gomes aussi.
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Yonta n'a d'yeux que pour Vicente, héros de l'indépendance et totalement absorbé par la survie de son usine et le devenir de son pays. Yonta s'amuse, en apparence du moins, d'un poète amoureux qui célèbre clandestinement ses beaux yeux bleus. Comédie vive et pétillante, ce film nous invite dans l'Afrique urbaine, débordante d'énergie de ces gamins rieurs, comme Amilcar, le petit frère de Yonta, qui résiste à l'expulsion de sa voisine. Les rues sont le théâtre de toutes les solidarités, de tous les espoirs et de cette douceur appelée le temps de vivre. Gomes est comme la photographie de son film, qui sait admirablement montrer les couleurs sous le ciel sombre des Tropiques : il nous fait sentir les fichus quarts d'heure du sous-développement en nous montrant les bons moments. Yonta a beau ne pas avoir les yeux bleus, elle a le regard qui perce et qui chauffe. Le film de Flora Gomes aussi.