I was born, but - Umarete wa mita keredo
GOSSES DE TOKYO et un des premiers longs-métrages de Yasujiro Ozu. Un film drôle et tendre qui porte en germe l'oeuvre à venir du grand cinéaste japonais, où flotte un insondable mystère. La scène d'ouverture de Gosses de Tokyo (1932) est révélatrice. Un père et ses deux enfants s'apprêtent à emménager dans la banlieue de Tokyo lorsque soudain leur voiture s'embourbe. Les aléas de la vie. Mais cette scène symbolise également ce que le cinéaste n'aura de cesse de développer dans la suite de son oeuvre. Montrer des héros, ou plus justement, des anti-héros, embourbés dans la routine de la vie quotidienne. Il les met en scène de manière quasi minimaliste, dans un cadre extrêmement perfectionné et avec un minimum de mouvements d'appareils. Il atteint ainsi ce que les analystes de son oeuvre considèrent comme le « mystère » Ozu. Une oeuvre de jeunesse inspirée du cinéma burlesque dont Ozu était un fervent admirateur - situations cocasses, grimaces, bagarres, accumulation et répétitions de gags, influencé par les desiterata des studios de cinéma de Tokyo, mais avec déjà un langage et une sensibilité uniques qui font de l'histoire de ces deux gosses en révolte contre leur père un film jubilatoire, un bijou de finesse comique. Les deux gamins de 8 et 10 ans, souffre-douleur d'un chef de bande, décident de faire l'école buissonnière. Vertement réprimandés par leur père, ils s'aperçoivent que celui-ci, simple employé, est obligé de se soumettre à l'autorité de son patron jusqu'à se ridiculiser devant lui. Aussitôt les deux enfants entament une grève de la faim. Car si devenir quelqu'un d'important dans la société, comme le prêche le père, revient à faire des courbettes devant son chef, alors à quoi bon.
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Cinema muet japonais
CHF 34 / € 22
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Bellinzona: 2.12. Fribourg: 2.10. Genève: 30.11. La Chaux-de-Fonds: 3.10. Lausanne: 29.11.
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copyright textes et images: trigon-film
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