Lost Land

Somira et son petit frère Shafi quittent un camp rohingya pour rejoindre la Malaisie, où vit désormais une partie de leur famille dispersée. Premier long-métrage de fiction en langue rohingya, interprété presque exclusivement par des Rohingyas, Lost Land constitue une odyssée à la fois bouleversante et tendre, à hauteur d’enfant, qui donne un visage à tout un peuple apatride. Une œuvre indispensable, récompensée d’un Prix spécial du Jury à Venise.

Ode à la solidarité

Dans le camp de Kutupalong, au Bangladesh, Somira, 9 ans, et Shafi, 4 ans, jouent en toute insouciance. Bientôt, le petit frère et sa grande sœur vont quitter leur cabane de fortune, avec leur grand-tante et leur grand-père, et trois sacs en plastique pour seuls bagages. Leur destination: la Malaisie, accessible après une traversée de la mer d’Andaman. À travers leur périple, Lost Land retrace le sort révoltant réservé au peuple rohingya, exterminé au Mynamar et forcé à l’exode.

Après deux fictions sur les sans-papiers au Japon, Akio Fujimoto poursuit son œuvre attentive aux existences invisibilisées. Nourri par son travail documentaire au Myanmar et porté avec une justesse saisissante par ses interprètes rohingyas, Lost Land mêle la fiction au réel pour décrire leur condition. Suivant Somira et Shafi au cours d’un voyage miné par la violence des passeurs dans l’immensité de la mer et de la jungle, le cinéaste japonais en tire pourtant un film de toute beauté: grâce à l’innocence des regards et jeux d’enfants, sa mise en scène fluide et sensorielle transforme la tragédie en ode à la solidarité. Une œuvre rare sur un peuple en suspens.

Festivals & prix

Venice Film Festival, Orizzonti, 2025: Special Jury Prize
Asia Pacific Screen Awards
Pingyao International Film Festival
Red Sea International Film Festival:
Golden Yusr for Best Feature Film
FIFDH – International Film Festival and Forum on Human Rights 2026: International Competition

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Fiche technique

Titre original
HarĂ  Watan
Titre
Lost Land
Réalisation
Akio Fujimoto
Pays
Myanmar
Année
2025
Scénario
Akio Fujimoto
Montage
Akio Fujimoto
Musique
Ernst Reijseger
Image
Yoshio Kitagawa
Son
Youki Yaei, Xavier Thieulin
Costumes
Jessie Yeow
Décors
Tam Khalid
Production
E.x.N K.K. (Kazutaka Watanabe), Panorama Films (Angèle de Lorme), Elom Initiatives (Sujauddin Karimuddin), Cinemata (Elise Shick), Scarlet Visions (Christian Jilka)
Durée
99 min.
Langue
Rohingya/d/f
Interprètes
Shomira Rias Uddin (Somira), Shofik Rias Uddin (Shafi)

Events

Premières au FIFDH

En compétition internationale

Lost Land de Akio Fujimoto

Première suisse
Samedi 7 mars, 18h15, Les Cinémas du Grütli, Genève

En présence du réalisateur
Jeudi 12 mars, 20h30, Les Cinémas du Grütli, Genève

Avant-première à Lausanne

Lost Land de Akio Fujimoto

En présence du réalisateur
Vendredi 13 mars, 20h, Le Cinématographe, Lausanne

En partenariat avec Terre des hommes

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Date(s) de projection Projection(s)
Organisation

Revue de presse

«Le film capte l’essentiel, la capacité de survie, portée par la grande sœur, ou aidée par quelques-unes des personnes rencontrées.» Abus de ciné

«Il faut saluer la part du chef opérateur Yoshio Kitagawa dans la réussite de Lost Land. Après avoir superbement rendu le monde naturel dans le discrètement hallucinant Le mal n’existe pas, de Ryusuke Hamaguchi, il use ici de la mobilité de la caméra et du grain judicieusement choisi pour l’image.» Cineuropa

«Fujimoto brings us into their world with harrowing intimacy, demanding that we not just witness but feel.» Next Best Picture

«The choice of child protagonists not only adds to Lost Land’s emotional heft but also brings home the extra level of uncertainty and confusion felt by youngsters across the globe forced to make these sorts of dangerous odysseys in hope of safe haven.» Eye for Film

«Die Rohingya Sprache verleiht den Protagonist:innen Handlungsmacht und unterstreicht ihre kulturelle Identität. Ethisch wachsam und formal konsequent.» moviebreak

«Lost Land emerges as an accomplished work, balancing raw authenticity with moments of visual artistry. Informative as well as emotionally devastating, it stands as another testament to Fujimoto’s directorial talent.» Asian Movie Pulse