Le Dieu noir et le Diable blond
Dans les plaines arides du Sertão, un couple de paysans brésiliens, touché par la misère, commet un meurtre pour s’en sortir avant de s’enfuir. Ils s’en remettent à deux personnages violents et mystiques, symbolisant la révolte: Sebastião, l’incarnation de Dieu, et Corisco, celle du diable.
Après que le paysan Manuel a tué son employeur tyrannique, il s’enfuit avec sa femme Rosa à travers l’aride arrière-pays du Sertão brésilien. Au cours de leur périple, ils rejoignent le prédicateur mystique Sebastião, qui appelle à un soulèvement contre les riches propriétaires terriens. Mais le mouvement est brutalement écrasé: à la suite d’une attaque, Manuel et Rosa, seuls survivants, tombent finalement entre les mains du bandit fanatique Corisco.
Ce classique restauré est une œuvre majeure du Cinema Novo, marqué par l’influence d’une religiosité violente. À travers la mise en scène du conflit incessant entre Dieu et le Diable, Glauber Rocha révèle les espoirs trompeurs que les fanatiques religieux et les révolutionnaires avides de pouvoir font miroiter au peuple, mettant ainsi en lumière les grandes luttes sociales et culturelles de son époque.
Festivals & prix
Festival de Cannes 1964: compétition officielle
Festival de Cannes 2022: Prix de la critique internationale
Abraccine Top 100 Brazilian films: 2nd greatest Brazilian film of all time

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Revue de presse
«Ce classique galvanise par son baroquisme païen, dont on retrouve quelques traces dans le Bacurau de Kleber Mendonça Filho, possible héritier de Rocha.» Télérama
«A political Western that rages at Brazil's governmental corruption and plutocratic oppression.» The New Yorker
«Mais sans doute fallait-il un cinéma en transe, comme l'est celui de Glauber Rocha, sans doute fallait-il ce baroquisme luxuriant (où l'on reconnaît la trace toujours vivante du vieux romanceiro) pour exprimer la tragédie d'un peuple qui n'a encore connu de l'espérance que ses aspects les plus chimériques.» Le Monde, 1967





