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Keti vit seule avec son fils adolescent, Nika, qu’elle a eu très jeune, et ils ont de la peine à joindre les deux bouts. Leur situation vire même au cauchemar lorsque le garçon renverse par accident un vieillard prénommé Otar, sous les yeux d’Oto, son petit-fils. Keti accepte alors de verser une grosse somme en compensation, pour éviter la prison à Nika. Elle a une journée pour réunir l’argent …

Les premières scènes peuvent paraître un peu convenues quand on découvre Keti, cette mère fêtarde vivotant de petits boulots, qui oublie son propre fils sur la plage pour aller boire des coups avec une copine. Pourtant, il n’en est rien. Délaissé, Nika en a marre de l’attendre jusqu’à la nuit tombée et veut rentrer à la maison, quitte à prendre la voiture de sa mère alors qu’il n’a pas de permis. À le voir conduire, on aurait dit que l’accident était prévisible… La famille de la victime, le vieil Otar, va proposer un marché à Keti: contre une importante somme d’argent, elle ne portera pas plainte. Le policier du coin est d’ailleurs dans la combine. Dès lors, les surprises, les points de vues décalés et les scènes à contre-pied se multiplient. Et les personnages se révèlent bien plus profonds qu’ils ne semblaient.

Dans son premier long-métrage, Iosep «Soso» Bliadze démontre un talent certain pour la narration et les portraits. On a la forte impression qu’il s’amuse avec les oppositions et les contraires. Par exemple entre les deux familles, avec d’un côté Keti, mère post-adolescente tournant le dos à ses responsabilités, et de l’autre Tamara, la fille d’Otar, autoritaire et possessive vis-à-vis de son fils Oto. Cependant, rien ne reste figé dans cette intrigue à tiroirs, où chacun est contraint de réagir à des circonstances indépendantes de sa volonté. Les retournements de situation se produisent sous le regard impavide, presque narquois, de la caméra de Soso. À sa riche galerie de personnages, se débattant dans leur mal-être, s’ajoute un portrait en creux d’une société géorgienne en pleine déréliction, dont tout le monde semble vouloir s’évader: psychologiquement, dans l’alcool pour Keti, dans la musique pour Tamara, ou physiquement, en rêvant de quitter sa campagne, voire son pays. Pour autant, Bliadze évacue la noirceur du propos, en jouant à merveille avec les absurdités et l’humour pince-sans-rire.

Titre original Otar's Death
Titre allemand Otar's Death
Titre français Otar's Death
Autres titres Otar's Death
Réalisation Ioseb Soso Bliadze
Pays Géorgie
Formats
Scénario Elmar Imanov, Ioseb Soso Bliadze
Montage Elmar Imanov
Musique Ioseb Soso Bliadze, Domas Strupinskas
Image Dimitri Dekanosidze
Son Julius Grigelionis
Equipment Bacho Makharadze
Costumes Tea Gelashvili
Production Eva Blondiau
Durée 106 Min.
Langue Georgisch/d/f
Acteurs
Iva Kimeridze Nika
Nutsa Kukhianidze Keti
Eka Chavleishvili Tamara
Archil Makalatia Oto
Taki Mumladze Ana
Vakho Chachanidze Zaza
Marlen Egutia Otar
Distinctions

Karlovy Vary 2021
FEDEORA Award: Best Film

Batumi International ArtHouse Film Festival
Best Actress

«Bliadze is a rising star of Georgian cinema and possibly beyond.»
The Film Verdict

«Bliadze begins to amp up the complexity, showing how grief is paradoxically bringing opportunity for Tamara and Oto, with cash offering a hope of escape to something else.»
Eye For Film

«Ein soziales und psychologisches Drama voller Ironie.»
High On Films

«Das Grossartige an Otar's Death ist, dass Bliadze nie ein Urteil über eine der Figuren fällt, sondern sie atmen und leben lässt, ohne zu belohnen, wer Recht hat, oder zu verurteilen, wer Unrecht hat. Getragen durch ein starkes Ensemble, erinnert der Film auch an frühere Werke von Asghar Farhadi und den Dardennes, in denen das Publikum einen ganzheitlichen Blick auf die Figuren erhält und mehr über sie weiss und versteht als sie selbst. Der Film stellt nie jemanden als absoluten Bösewicht dar, sondern als Menschen mit Fehlern, die selbst Opfer des Systems sein könnten, das sie korrumpiert.»
International Cinephile Society

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