Je chanterai pour toi

de Jacques Sarasin, Mali, 2002
Image de
DVD
A la radio, dans les années soixante, Boubacar Traoré dit «KarKar» réveille chaque matin le Mali en chantant l'indépendance. Comme la musique ne lui remplit pas les poches, il pose sa guitare et commence à travailler comme tailleur et commerçant pour nourrir sa famille. Frappé par le décès de sa femme bien-aimée quelques années plus tard, il s'exile en France où il travaille dans le bâtiment. Au Mali, on le croit disparu à jamais lorsqu'un producteur de disques découvre un vieil enregistrement.

«Boubacar Traoré ne parle jamais de lui, ou alors toujours au second degré. Tout ce qu'il a d'important à dire passe par ses chansons. Pour le film, nous avons donc suivi un itinéraire en rapport avec sa vie et ses chansons. Pour le reste, les anecdotes, son histoire personnelle, je suis allé voir les gens: son meilleur ami, un photographe qui avait écrit sur lui et un chef d'orchestre qui avait connu son frère. En revanche je ne voulais pas interviewer de Blanc.

Ce devait être un film d'Africains qui parlent d'Africains. Quand j'ai proposé à Boubacar Traoré de faire un film avec lui, l'idée l'intéressait. Il ne paraissait pas surpris par ma proposition. Peu de choses semblent le surprendre. Il a conscience de ce qu'il représente, tout en étant d'une grande humilité. Sa musique c'est vraiment du blues, dans tous les sens du terme. Il chante la souffrance, et surtout la douleur que lui a causé la mort de sa femme, le grand amour de sa vie.» (Jacques Sarasin)

Festivals & prix

1er Prix du International Documentary and Experimental Film Show,
Montevideo, 2001
Los Angeles International Film Festival, 2002
Tribeca Int. Film Festival, New York, 2002
Viennale 2002
African Film Festival, Tokyo, 2002
Mostra Int. de Cinema de Sao Paulo, 2001

artwork

Fiche technique

Titre originalJe chanterai pour toi
TitreJe chanterai pour toi
RĂ©alisationJacques Sarasin
PaysMali
Année2002
Scénarioinspiré par le livre de Lieve Joris
MontageBernard Josse
MusiqueBoubacar Traoré
ImageStephan Oriach
SonPhilippe Lecoq
Costumes
DĂ©cors
ProductionLes productions Faire Bleu
Formats35mm, DVD
Durée79 min.
LangueFranzösisch, Bambara/d/f
InterprètesBoubacar Traoré, Ali Farka Touré, Nadieye Niang, Ballaké Sissoko

Fiche technique

Titre originalJe chanterai pour toi
TitreJe chanterai pour toi
RĂ©alisationJacques Sarasin
PaysMali
Année2002
Scénarioinspiré par le livre de Lieve Joris
MontageBernard Josse
MusiqueBoubacar Traoré
ImageStephan Oriach
SonPhilippe Lecoq
Costumes
DĂ©cors
ProductionLes productions Faire Bleu
Formats35mm, DVD
Durée79 min.
LangueFranzösisch, Bambara/d/f
InterprètesBoubacar Traoré, Ali Farka Touré, Nadieye Niang, Ballaké Sissoko

Voulez-vous montrer ce film?

Merci de remplir ce formulaire.

Date(s) de projection Projection(s)
Organisation

Revue de presse

«Je chanterai pour toi» brosse un portrait attachant de cette grande figure
de la musique malienne et nous bouleverse comme un blues.»
TéléObs Cinéma

«Imprévu, incomplet, intuitif, Je chanterai pour toi est un patchwork harmonieux, composé d'éléments glanés au hasard d'une tradition orale et affective. On en sort avec l'impression de revenir d'un beau voyage.»
Le Monde

«Avec ses lenteurs de blues, sa belle photographie chaleureuse, son tact et
son humour, cette approche sensible d'un homme insaisissable et lourd de
mélancolie exerce un charme envoûtant.»
Le Figaro

«C'est un film magnifique, un voyage bouleversant.»
Jonathan Demme

«Fasciné par cet artiste au destin troublé, le réalisateur Jacques Sarasin est parti à sa suite dans son Mali natal. On y retrouve ses amis, son histoire et surtout la beauté de sa musique qui épouse parfaitement les couleurs et les odeurs d'un pays si riche et si pauvre à la fois. Plus promenade poétique que portrait biographique, Je chanterai pour toi réussit avec grâce un double hommage : au musicien et à la terre qui lui donna le jour.»
Rachel Haller, Le Courrier

«Tonton Kar Kar feuillette les pages de son parcours, naturellement journaliste, et forcément ému. La petite princesse Rokia Traoré accompagne un instant son parrain en musique dans une rêverie hypnotique chipée à un rite initiatique, mais c'est à Ali Farka Touré qu'on doit les moments les plus tendres du périple. Croisant amicalement le fer de leurs guitares, les deux prééminents bluesmen maliens chantent les amours perdues certes, mais démontrent avant tout leur capacité à créer un monde d'harmonie libératrice, loin du chaos de quelques notes volées au vent. Un peut de bruit, beaucoup de musiques, la vie.»
Christian Larrède, Les Inrockuptibles