Öndög

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Lorsqu’ils découvrent le corps d’une femme, abandonné au milieu de nulle part dans une steppe mongole aussi plate et déserte que possible, les policiers laissent sur place le plus jeune et inexpérimenté dans l’attente de la police criminelle. L’histoire qui débute comme une simple enquête policière se révèle un objet bien plus ambitieux, surprenant, pour tout dire: jouissif

Une lumière chaotique se fraie difficilement une piste au milieu des herbes, alors que deux voix off échangent des banalités. Soudain, les phares accrochent une forme étendue, la voiture stoppe abruptement et recule immédiatement, comme effrayée par ce qu’elle vient d’éclairer. Deux policiers se précipitent pour découvrir un corps de femme. L’aube dévoile un paysage où aucun obstacle n’entaille la ligne d’horizon, si ce n’est les hommes et les bêtes. Toujours autour du cadavre, les policiers ramènent une jeune bergère qui se révèle le seul être humain à cent kilomètres à la ronde. On lui assigne la surveillance de la scène du crime, mais elle a d’autres choses à faire, plus importantes. Au moins, peut-elle assister le jeune policier qui restera? Elle y pensera, une fois qu’elle aura rassemblé ses moutons…

Eh bien, non, il ne s’agira pas d’une enquête policière dans les steppes d’Asie centrale. Le propos du réalisateur Wang Quan’an est tout autre. La véritable héroïne sera cette jeune bergère, admirablement interprétée par Dulamjav Enkhtaivan. Ou bien serait-ce plutôt le ciel et l’horizon, personnages à part entière du récit? Ou alors les trois à la fois? Une chose est sûre, la première semble bien la reine des deux autres, tant elle semble en parfaite harmonie avec le paysage et ses gestes précis démontrent sa tout aussi parfaite connaissance de son environnement. Fiction, Öndög pourrait aussi bien être un documentaire. Wang Quan’an nous promène, au propre comme au figuré, dans un paysage magnifiquement mis en scène par Aymerick Pilarski, cameraman inspiré et complice. Wang nous promène aussi de surprise en surprise, entre moments comiques et d’autres carrément romantiques sous le regard impassible d’un dromadaire. C’est fou, ce qui se passe comme (belles) choses en Mongolie.

Martial Knaebel

Bonus

Conférence de presse Berlinale 2019

Festivals & prix

Berlinale 2019

Ghent Film Festival: Grand Prix

Nantes Festival des trois continents: Golden Montgolfière, Bester Film

Valladolid Film Festival: Bester Film, beste Kamera

World Cinema Amsterdam 2019

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Fiche technique

Titre originalÖndög
TitreÖndög
RĂ©alisationQuan'an Wang
PaysMongolie
Année2019
ScénarioWang Quan'an
MontageYang Wenjian
Musique
ImageAymerick Pilarski
SonWang Xuliang
CostumesWurichaihu
DĂ©corsBater
ProductionWang Quan'an
FormatsBlu-ray, DCP
Durée100 min.
LangueMongolisch/d/f
InterprètesDulamjav Enkhtaivan, Norovsambuu Batmunkh, Gangtemuer Arild, Aorigeletu

Fiche technique

Titre originalÖndög
TitreÖndög
RĂ©alisationQuan'an Wang
PaysMongolie
Année2019
ScénarioWang Quan'an
MontageYang Wenjian
Musique
ImageAymerick Pilarski
SonWang Xuliang
CostumesWurichaihu
DĂ©corsBater
ProductionWang Quan'an
FormatsBlu-ray, DCP
Durée100 min.
LangueMongolisch/d/f
InterprètesDulamjav Enkhtaivan, Norovsambuu Batmunkh, Gangtemuer Arild, Aorigeletu

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Organisation

Revue de presse

«Eine Erzählung, die sich den üblichen Genrebezeichnungen entzieht, vielmehr eine vielschichtige Sage. Öndög ist frei von überbordender Moral und folkloristisch verklärten Vorstellungen von Ursprünglichkeit.» Silvia Posavec, filmexplorer

«Wang Quan’an erzählt seine Geschichte in wunderbaren Bildern, an deren Licht man sich nicht sattsehen kann. Er präsentiert dazu kuriose Menschen, die man gleich zu verstehen scheint.» SonntagsZeitung

«Die überraschendste Polizei- und Liebesgeschichte der Saison.» Matthias Lerf, Züritipp

«Ein aussergewöhnlicher Film, der sich positiv vom cineastischen Mainstream abhebt.» Oliver Loga, Tierwelt

«Der lakonische Erzählstil und die unerwarteten Wendungen geben den schwerwiegenden Themen eine vergnügliche Selbstverständlichkeit. Ohne einseitig zu verklären oder zu verteufeln, zelebriert der Film den unumgänglichen natürlichen Zyklus von Leben und Tod.» Clea Wanner, Programmzeitung

«Beeindruckende Bilder lassen das Publikum die Weite der Steppe spüren. Manche skurrile Szene bleibt im Kopf.» nau

«An dieser Weite prallt jede dramatische Regung ab: Wang Quan’ans Komödie 'Öndög' spielt in der leuchtenden Landschaft der Mongolei.» Tagesspiegel

«Prächtig fotografierter Film aus der mongolischen Steppe.» Radio RBB Berlin

«Während uns die Moderne schon wieder abhanden zu kommen scheint, kann man sie in der Mongolei noch in ihrer ganzen Pracht bewundern.» Perlentaucher

«Atemberaubende Kameraarbeit, ein Meer aus Farben und Stimmungen.» uncut

«Wit, tenderness and philosophical speculation come together in an easy manner.» Screen International

«Un film à la beauté formelle insensée qui nous fait voyager jusqu’à la steppe mongole.» Paris Match

«Un film captivant qui combine un sens cosmique du paysage avec une dramaturgie intime des personnages.» Screen Daily

«Dès que le film devient trop esthétisant ou systématique, le cinéaste a l’intelligence de changer de perspective, si bien qu’on est souvent surpris par son invention, non dénuée d’humour. Enfin, un peu d’inédit.» Libération

«Un regard simple sur le temps et son écoulement, sur ces dinosaures que sont les humains qui continuent à vivre, à rire et à baiser dans leur yourte. C’est aussi léger et profond que cela. Aussi beau et gracieux aussi.» Le Polyester

«Ce réalisme magique, à l’unisson de la mystérieuse steppe mongole, dépositaire de tant de secrets et de traditions, apporte un charme indéniable à Öndög ecran noir.fr

«Wang Quan’an réussit un film qui, grâce à son héroïne tour à tour malicieuse et émouvante, porte un immense espoir.» Slate.fr

«Malicieux et surprenant, il regorge de bonnes idées musicales et esthétiques.» 20 Minutes