The Yellow Birds

de Jahnu Barua, Inde, 1987
Image de

Rakeswar est un petit paysan qui vit très modestement du produit de son lopin de terre. Il fait confiance aux autorités, aux notables, de sa région, comme le gros propriétaire qui est son voisin. Il espère, pour lui ce serait une formidable consécration, que son fils devienne fonctionnaire après l'école. Mais tout bascule, le gros propriétaire lui réclame une hypothèque que le père de Rakeswar avait contracté. Cet emprunt avait été remboursé, mais il n'existe au cune preuve: la confiance suffisait. Pour Rakeswar, qui veut faire valoir ses droits, commence un chemin de croix: il se heurte à la corruption (de l'administration), au cynisme (du riche propriétaire), il fait connaissance avec la véritable misère, enfin. Tout son maigre bien passera en pots de vin auprès de fonctionnaires qui ne pensent qu'à le pressurer. Son fils devra quitter l'école et travailler, lui enlevant tout espoir pour l'avenir. Lui-même devra coller des affiches électorales pour son spoliateur. Une chose ne lui sera pas enlevée: sa dignité d'homme, sa voix. «... J'aimerais que le paysan qui regarde ce film puisse s'identifier au personnage principal. Si cette identification ne peut avoir lieu, alors à quoi bon choisir ce sujet? J'essaie de saisir le problème dans sa totalité. J'espère que le spectateur porte sur le problème le même regard que le paysan. Une approche plus complexe permet la fuite. Mais lorsqu'on présente une situation de façon simple, il n'y a pas d'échappatoire, on ne peut décevoir le public.» (Jahnu Barua)
L'histoire de Rakeshwar n'est pas nouvelle. C'est toujours la même histoire, indéfiniment recommencée, de l'exploitation du pauvre par le riche, de la corruption, de la bureaucratie, de la dignité du pauvre, sans cesse bafouée. Ce qui est nouveau, c'est sans doute l'art de la narration. La forme choisie confère au film une dimension politique certaine. Les droits de l'individu y sont défendus contre une loi qui s'appuie non pas sur la confiance mutuelle mais sur des données nues et sèches et néglige les facteurs humains. Le film a une dimension politique aussi en ce sens qu'il souligne la nécessité pour le paysan de posséder sa terre s'il veut survivre.
«Authenticité, simplicité» sont les deux maître-mots pour qualifier le film de Janhu Barua. Il n'y a aucune fioriture dans ce film: chaque geste, chaque image est une étape nécessaire au déroulement de l'histoire. Les premières séquences, presque idylliques du bonheur de cette famille, pauvre mais pas misérable, accentuent le déroulement inique, mais combien logique, de cette tragédie effectivement simple. Une histoire qui étonne par son universalité: l'expropriation, la spoliation, cela n'arrive pas qu'en Inde! Authenticité aussi, avec cette mise en scène efficace, qui nous fait pénétrer dans cette famille assamaise.

Festivals & prix

National Film Award of India 1988
Golden Lotus Award for the best film

Filmfestival Thiruvananthapuram
International Film Festival Locarno 1988
Silver Leopard
Bronze Leopard - Spezialpreis fĂĽr Indra Bania

Prize of the Ecumenical Jury – Special Mention
Amiens International Film Festival 1988
Best Actor Purnima Pathak

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Fiche technique

Titre originalThe Yellow Birds
TitreThe Yellow Birds
RĂ©alisationJahnu Barua
PaysInde
Année1987
ScénarioJahnu Barua
MontageHeu-en Barua
MusiqueSarya Barua
ImageAnoop Jotwani
SonJatin Sarma
Costumes
DĂ©cors
ProductionDolphin Films
Formats35mm
Durée120 min.
LangueAssam/d/f
InterprètesPurnima Pathak, Indra Bania, Gaurav Bania, Shobhana Gogoi, Hemen Choudhury, Badal Das, Pranjal Saikia

Fiche technique

Titre originalThe Yellow Birds
TitreThe Yellow Birds
RĂ©alisationJahnu Barua
PaysInde
Année1987
ScénarioJahnu Barua
MontageHeu-en Barua
MusiqueSarya Barua
ImageAnoop Jotwani
SonJatin Sarma
Costumes
DĂ©cors
ProductionDolphin Films
Formats35mm
Durée120 min.
LangueAssam/d/f
InterprètesPurnima Pathak, Indra Bania, Gaurav Bania, Shobhana Gogoi, Hemen Choudhury, Badal Das, Pranjal Saikia

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Organisation

Revue de presse

«L'histoire de Rakeshwar n'est pas nouvelle. C'est toujours la même histoire, indéfiniment recommencée, de l'exploitation du pauvre par le riche, de la corruption, de la bureaucratie, de la dignité du pauvre, sans cesse bafouée. Ce qui est nouveau, c'est sans doute l'art de la narration. La forme choisie confère au film une dimension politique certaine. Les droits de l'individu y sont défendus contre une loi qui s'appuie non pas sur la confiance mutuelle mais sur des données nues et sèches et néglige les facteurs humains. Le film a une dimension politique aussi en ce sens qu'il souligne la nécessité pour le paysan de posséder sa terre s'il veut survivre.» Zoom

«The movement of the film based on exploitative land system, looks slow at the start but gradually looks up and gains tempo when Bora, the vigilant outsider, puts up a banner exhibiting his destiny which is forced upon him by the very feudal system ripping through India. Jahnu’s treatment of innocent and hapless Bora is special and seeped through crude weaving of time and tenor of the system Bora lives in. In the process, the film Halodhia Choraye enlightens the film-buffs as well as the people around him with logjam complicity.» Silhouette Magazine

«J'aimerais que le paysan qui regarde ce film puisse s'identifier au personnage principal. Si cette identification ne peut avoir lieu, alors à quoi bon choisir ce sujet? J'essaie de saisir le problème dans sa totalité. J'espère que le spectateur porte sur le problème le même regard que le paysan. Une approche plus complexe permet la fuite. Mais lorsqu'on présente une situation de façon simple, il n'y a pas d'échappatoire, on ne peut décevoir le public.» Jahnu Barua