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Rapayet veut épouser Zaida, mais Ursula, la mère, se méfie du prétendant et exige une dot qu’elle pense au-delà de ses possibilités. Le jeune homme trouvera pourtant un moyen et c’est ainsi que débutera le trafic de drogues en Colombie. Ciro Guerra et Cristina Gallego insèrent une action «à la Coppola» dans un contexte historique et culturel étrange et palpitant.

Ursula est la Marraine

Nous sommes dans les années 70 et c’est la fête dans le clan wayúu qui célèbre l’entrée dans l’âge adulte de Zaida. Rapayet profite de la danse traditionnelle pour demander la main de la belle. Ursula, la mère, est méfiante car la famille du jeune homme est pauvre. Elle exige alors une dot au-delà des moyens du prétendant. Celui-ci ne renonce pas et profite du passage de jeunes États-uniens pour leur vendre une cargaison de marijuana. La richesse s’installe alors dans ce groupe ethnique oublié du développement de la Colombie. Richesse qui suscitera jalousie et guerres de clans.

On se souvient de la force d’évocation de El abrazo de la serpiente, où l’intrusion des Blancs et missionnaires détruisit le fragile équilibre entre nature et population indigène. S’il change de décor, quittant la forêt luxuriante pour une zone aride et quasi-désertique, Ciro Guerra ne renonce pas à la théâtralité d’une mise en scène épurée qui donne aux personnages toute leur dimension tragique. Bien sûr, Le Parrain de Coppola vient immédiatement à l’esprit lorsqu’on admire la présence de Carmiña Martinez campant une Ursula, sorte de Doña Corleone wayúu. Par ailleurs, le chef opérateur David Gallego filme magnifiquement ces paysages de western au point qu’on se surprend à attendre une musique de Ennio Morricone. On ne peut toutefois oublier le caractère avant tout latino-américain du film et l’apparition des Peace Corps évoquerait plutôt Le sang du condor, du Bolivien Jorge Sanjines, où ces jeunes gens stérilisaient en douce les femmes des communautés indiennes. Ici, les oiseaux de passage pourraient bien être ces petits avions atterissant pour repartir avec leur cargaison d’herbe. Voici ce qui fait la force des films de Ciro Guerra et Cristina Gallego: une intrigue passionnante évoquant un contexte historique très bien dessiné.

Martial Knaebel

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Titre original Birds of Passage
Titre allemand Das grüne Gold der Wayuu
Titre français Les Oiseaux de passage
Autres titres Pájaros de verano -Zugvögel
Réalisation Ciro Guerra, Cristina Gallego
Pays Colombie
Formats Blu-ray, DCP
Scénario Maria Camila Arias, Jacques Toulemonde, d'après l'idée de Cristina Gallego
Montage Miguel Schverdfinger
Musique Leonardo Heiblum
Image David Gallego
Son Carlos Garcia, Claus Lynge
Equipment Angelica Perea
Production Ciudad Lunar Bogota
Durée 125 Min.
Langue Wayuu, Spanisch/d/f
Acteurs
José Acosta Raphayet (der Schwiegersohn)
Carmiña Martínez Úrsula (die Mutter)
Jhon Narváez Moisés/Moncho (der Freund)
José Vicente Cotes Peregrino (der Onkel/Wortbote)
Natalia Reyes Zaida (die Tochter)
Juan Martínez Aníbal (der Cousin)
Greider Meza Leonidas (der Sohn)
Distinctions

Cannes 2018
Quinzaine des réalisateurs

Locarno 2018
Piazza Grande

Premio Fenix 2018
Best Feature Film
Best Actress Carmiña Martínez
Best Film Music, Lenoardo Heiblum

Los Cabos Film Festival 2018
Audience Award

«Epischer als jede Fernsehserie. Verpassen sollte man diese phänomenale Verdichtung einer Familiengeschichte auf keinen Fall. Es ist wie der lateinamerikanische Godfather Pascal Blum, Tages-Anzeiger


«Ein bildmächtiges Gängsterepos, wie man es noch nie gesehen hat. Das Verblüffendste an diesem Film ist, wie elegant Cristina Gallego und Ciro Guerra die Konventionen des Gangsterfilms mit der oralen Tradition der Wayuu verschränken.» Florian Keller, WochenZeitung


«Der etwas über zweistündige Film hält – und zwar auf ganzer Länge – was die wundervoll inszenierte Anfangssequenz verspricht. Ein flirrendes, bildgewaltiges Epos über Stolz, Blut und Liebe. Eine gelungene Melange aus epischem Ethnodrama und Drogenkrieg. Farbenprächtig und kontrastreich dargebracht, nimmt einen der Film mit auf eine mystische Reise in dieser für Regisseur Ciro Guerra typischen, völlig unaufgeregten und doch absolut mitreissenden Art.» Steve Nyffenegger, Maximum Cinema


«Ein Drogenmafiafilm, wie er noch nie erzählt worden ist: aus der Sicht des indigenen Volkes. Guerra und Gallego wagen sich an die Grenzen des Genres.» Dominic Schmid, Filmbulletin


«Birds of Passage ist ein herausragendes, hochspannendes Drogen- und Familienepos, das an Klassiker wie «Der Pate» erinnert. Guerras ethnografisch präziser Blick mündet in Bildern voller Symbolkraft.» Lory Roebuck, Aargauer Zeitung


«Indigene Mythen und Gebräuche verwoben mit jenen des Godfather-Genres. Raffiniert und spannend.» Michael Sennhauser, SRF


«Birds of Passage bemüht sich um eine differenzierte Sicht auf die Anfänge des kolumbianischen Drogenhandels und löst sich damit von den Klischees um Escobar und den Kokainkrieg, wie man sie aus us-amerikanischen Produktionen kennt. Besonders faszinierend ist der authentische Einblick in die Lebensweise der Wayuu.» Gregor Schenker, Züritipp


«Wer da an den Consigliere aus «The Godfather» denken muss, liegt richtig: Es ist nicht das erste Mal, dass ein Film das mafiöse Potenzial von Clans freilegt. Aber so, wie «Birds of Passage» die indigenen Bräuche mit den Codes des Gangsterfilms überblendet, hat man das noch nie gesehen.» Berner Zeitung

«Es ist der starke Kontrast zwischen dem Drogenhandel und den damit einhergehenden Dingen sowie dem Leben eines eingeborenen Stammes, der diesen Film so eindringlich werden lässt. Ein vor Wirkkraft nur so brodelnder Film, der es verdient, gesehen zu werden.» cineman


«Als Chronik der Akkumulation bekommt «Birds of Passage» die Kraft eines urtümlichen Klagegesangs. Es ist ein Gangsterfilm als fantastisch inszenierter Canto, in dem die fortschreitende Eskalation des Drogenkriegs unabwendbar auf das Verhängnis einer Familie zusteuert.» Der Bund

«Gallego and Guerra craft a devastating but compelling picture of corruption and ruin, accompanied by an edgy musical score that mixes traditional rhythms with contemporary compositions and fuels the greater cultural conflicts embedded within the context of this visually arresting cartel drama.» Pamela Jahn, filmexplorer


«Regisseur Ciro Guerra hat bereits in seinem schwarzweissen Dschungeltrip «El abrazo de la serpiente» den europäischen Blick auf die Indigenen Lateinamerikas hypnotisiert, bis zum fiebrigen Delirium. Wenn er jetzt ethnische Kultur und zeitgemässes Genre verbindet, dann erscheint das Gangsterkino so, als sei es zu unserem Mythos geworden: als ewiges Lied von der Machttrunkenheit, der Brutalität des Verrats und des Aufstiegs als Akt trampelnder Zerstörung. Mit unvergesslicher Wucht weitet «Birds of Passage» die Geschichte von der Wayuu-Familie zum bösen Traum, den wir alle lesen können. Man muss nur auf die Zeichen achten.» Basler Zeitung

«Schon der ethnografisch anmutende Einstieg in die Filmhandlung ist eine Wucht.» Filmportal 451

«Ein Meisterwerk über die Anfänge des Drogenhandels. - Der neue Film von Ciro Guerra und Cristina Gallego («El abrazo de la serpiente») schafft den Spagat zwischen ethnografischer Beobachtung und packen­der Erzählung grandios und wird bereits jetzt als lateinameri­kanischer «Godfather» gehandelt. Im Oscar­Rennen für 2019.» Aaku-Magazin

«Jeder Narcos-Fan sollte 'Birds of Passage' sehen (und alle anderen auch).» Moviepilot

«
Gallego und Guerra beherrschen ihr Genre deutlich besser als Farhadi, sie haben naheliegende Vorbilder wie "Scarface" oder "City of God" von den Aufsteigermythen befreit.» Der Tagesspiegel


«Un Scarface tribal et halluciné en Colombie.» Le Monde


«Aux antipodes de l’imagerie collective hantée par les Pablo Escobar et consorts, cette magnifique fresque nous rappelle que les cartels de la drogue trouvent leurs racines dans des tribus locales imprégnées de mysticisme. Ambitieux et poignant..» A voir A lire


«Entre thriller et tragédie grecque, fascinant de réalisme.» France Info Culturebox


«Une fresque tragique déployée sur 12 ans qui façonne son propre style presque baroque en mêlant un univers de gangsters ruraux machos aux codes ritualisées d’une société matriarcale, un monde de western quasi "Sergio Leonien" à un parfum de conte édifiant, sous forme de métaphore sous-jacente de l’Histoire récente de la Colombie, voire du capitalisme sauvage.» Cineuropa


«Un Tarantino chamanique en Colombie.» Le Figaro


«Les débuts du commerce de la drogue en Colombie sont racontés sur un mode plus chamanique que gangsta dans une splendide fresque soulevée par le souffle de l’invisible.» Le Temps, Antoine Duplan



INTERVIEW
Züritipp
Press Conference Festival Locarno
Australian Centre for Latin American Studies - Video
Spanisches Fernsehen, Cannes - Video

TEXTE
Filmbulletin
Aargauer ZeitungThe Guardian
Variety
WochenZeitung
Tages-Anzeiger

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Dans les cinémas

  • Le Sentier: le 7 janvier
  • Nyon: le 11 novembre
  • Petit-Lancy, Ciné-Saussure: le 16 novembre
  • Versoix: le 29 novembre