Kokuho – Le Maître du Kabuki

de Lee Sang-il, Japon, 2025

Après la mort de son père, Kikuo, 14 ans, est confié à Hanjiro, monstre sacré du kabuki. Avec Shunsuke, le fils du maître, il se consacre corps et âme à cette forme épique de théâtre traditionnel japonais. Au fil du temps, les deux apprentis évoluent de l’école aux plus grandes scènes, entre gloires et scandales, fraternité et rivalité. Auteur d’un récit mélodramatique d’une amplitude impressionnante, Lee Sang-il nous plonge dans l’univers charnel du kabuki et d’une quête artistique qui consume les amitiés les plus profondes. Une véritable expérience de cinéma où la sensualité le dispute à l’éblouissement.

Entre onnagata et yakuza

Au cours d’un récit fleuve qui s’étend de 1964 à 2014, le réalisateur japonais Lee Sang-il nous conte deux vies, celles de Kikuo et Shunsuke, destinés à devenir des joyaux du kabuki. Lorsque Kikuo perd son père, chef yakuza à Nagasaki, il est recueilli par Hanjiro, monument du kabuki, et devient son disciple aux côtés de Shunsuke, fils unique du maître. Une profonde amitié naît entre les deux adolescents qui se forment côte à côte pour atteindre les sommets de l’art ancestral, mais la rivalité s’insinue dans leur relation. Car seul l’un d’eux pourra remplacer Hanjiro et être honoré du titre de «Kokuho», qui qualifie un «trésor national vivant».

Inspiré du roman de Shuichi Yoshida et révélé à la Quinzaine des cinéastes à Cannes, Le Maître du Kabuki a dépassé les dix millions d’entrées au Japon. Il s’est hissé au deuxième rang des films japonais en prises de vues réelles les plus regardés de tous les temps et représente le pays aux Oscars. Au-delà de cette réussite, c’est la grâce qui saisit. Aux côtés du grand Ken Watanabe (Le Dernier Samouraï, Inception) brillent les jeunes stars Ryo Yoshizawa et Ryusei Yokohama. Tous deux se sont initiés pendant plus d’un an à l’art du kabuki, afin d’en incarner toute la force expressive. Il y a une qualité intemporelle dans leurs personnages masculins, qui bouleversent en interprétant des rôles féminins, les dénommés «onnagata» – tradition qui remonte au début du XVIIe siècle, à l’époque où les femmes furent interdites de kabuki pour des questions morales et politiques. Raffinés dans leur sensualité, offrant une représentation androgyne de l’altérité, ils expriment sur scène une fragilité magnétique, oscillant entre identité jouée et vérité ressentie.

Dans ce film épique, Lee Sang-il explore les enjeux de l’amitié, de l’amour et de la rivalité. Sous l’éclat des masques et des costumes, il dévoile la cruauté des sacrifices, des traditions et des hiérarchies, au cours d’une quête de perfection artistique s’effectuant envers et contre tout. Entre grâce et violence, onnagata et yakuza, Le Maître du Kabuki s’impose comme la fresque magnifique d’un art lyrique séculaire. Un chef-d’œuvre de beauté tragique, qui émeut et éblouit tout à la fois.

Festivals & prix

Cannes 2025: Quinzaine des cinéastes
Toronto International Film Festival
Busan Film Festival
Vancouver International Film Festival: Audience Award
Academy Awards 2026: Shortlisted Best International Feature Film, Best Makeup & Hairstyling

artwork

Fiche technique

Titre original
KokuhĂ´
Titre
Kokuho – Le Maître du Kabuki
Réalisation
Lee Sang-il
Pays
Japon
Année
2025
Scénario
Satoko Okudera, based on the book «KOKUHO» by Shuichi Yoshida
Montage
Tsuyoshi Imai
Musique
Marihiko Hara
Image
Sofian El Fani
Son
Mitsugu Shiratori
Costumes
Kumiko Ogawa
Production
Shinzo Matsuhashi
Formats
DCP, Blu-Ray
Durée
174 min.
Langue
Japonais/d/f
Interprètes
Ryo Yoshizawa (Kikuo), Ryusei Yokohama (Shunsuke), Ken Watanabe (Hanjiro), Soya Kurokawa (Kikuo, enfant), Keitatsu Koshiyama (Shunsuke, enfant), Mitsuki Takahata (Harue), Nana Mori (Akiko), Shinobu Terajima (Sachiko), Min Tanaka (Mangiku)

Au cinéma

Aubonne

15 janvier 2026
20:00
Rex
17 janvier 2026
17:00
Rex
18 janvier 2026
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Rex

Bex

15 janvier 2026
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Grain d'Sel
17 janvier 2026
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Grain d'Sel
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Grain d'Sel

Carouge

12 janvier 2026
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Bio grande salle

Fribourg

8 janvier 2026
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Les Rex 3
9 janvier 2026
17:15
Les Rex 3
12 janvier 2026
17:15
Les Rex 3
13 janvier 2026
17:15
Les Rex 3

Genève

8 janvier 2026
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Les Cinémas du Grütli Henri Langlois
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10:30
Les Cinémas du Grütli Michel Simon
12 janvier 2026
20:00
Les Cinémas du Grütli Henri Langlois
13 janvier 2026
13:45
Les Cinémas du Grütli Henri Langlois

La Chaux-de-Fonds

10 janvier 2026
20:30
ABC

Lausanne

7 janvier 2026
17:00
Pathé Les Galeries 4
8 janvier 2026
14:15
Pathé Les Galeries 4
9 janvier 2026
17:00
Pathé Les Galeries 4
10 janvier 2026
16:45
Bellevaux
10 janvier 2026
14:15
Pathé Les Galeries 4
11 janvier 2026
19:30
Bellevaux
11 janvier 2026
17:00
Pathé Les Galeries 4
12 janvier 2026
14:45
Bellevaux
12 janvier 2026
14:15
Pathé Les Galeries 4
13 janvier 2026
17:00
Pathé Les Galeries 4

Martigny

8 janvier 2026
17:00
Corso
9 janvier 2026
17:00
Corso
12 janvier 2026
17:00
Corso

Neuchâtel

8 janvier 2026
17:00
Apollo 2
12 janvier 2026
17:00
Apollo 2

Porrentruy

13 janvier 2026
20:00
Cinémajoie
18 janvier 2026
20:00
Cinémajoie

Sion

7 janvier 2026
17:00
Cinesion Lux
11 janvier 2026
11:00
Cinesion Lux
13 janvier 2026
17:00
Cinesion Lux

Vevey

11 janvier 2026
19:15
Rex 3

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Image du film «Kokuho – Le Maître du Kabuki»
Tribune

Onnagata, yakusa et désir interdit

De petits point lumineux apparaissent sur un fond noir, étincelants, comme une image du cosmos ou du plein feu des projecteurs. À l’instar des séquences théâtrales qui émaillent le film, ce plan ponctue les chapitres du «Maître du Kabuki». Ce récit-fleuve débute à Nagasaki en 1964 et retrace le parcours de Kikuo Tashibana, prodige du kabuki sacré trésor national à Tokyo en ...

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Revue de presse

«Un mélodrame épique qui se conclut sur une séquence de regrets «hivernaux» d’une sublime beauté!» Le Nouvelliste, Vincent Adatte

«Kokuho ist ein epischer Film mit dem Atem und dem dramatischen Bogen ähnlich gelagerter Jahrhundert-Epen wie Coppolas Godfather-Trilogie oder Sergio Leones Once upon a Time in America.» Sennhausers Filmblog, Michael Sennhauser

«Un drame élégant et racé au rythme souvent hypnotique.» 24 Heures, Pascal Gavillet

«C’est beau parce que Lee Sang-il s’attarde sur les spectacles, sur les traditions du théâtre japonais, comme sur les scènes de coulisses qui ponctuent ce drame élégant et racé au rythme souvent hypnotique.» Tribune de Genève

«Einer der schönsten Filme des Jahres.» Outnow, Tino Savas

«Le jeu gracieux des onnagata, créatures androgynes à la troublante sensualité, se déploie dans de longues séquences où le raffinement des costumes et la splendeur des décors émerveillent.» Le Courrier, Mathieu Loewer

«Kokuho – The Master of Kabuki verspricht grosses, ja übergrosses Kino in jeder Hinsicht […] Bestimmt werde ich in diesem Spektakel der grandiosen Gesten, Gefühle und Sinne 174 Minuten lang schwelgen.» Berner Kulturagenda, Susanne Leuenberger

«Lee Sang-il surprend par l’originalité de son contenu et les personnages attachants qu’il présente.» Daily Movies, Alain Baruh

«Ein beispiellos betörendes Sehereignis.» Textatur, Rolf Breiner

«Une œuvre impressionnante et immersive qui nous emmène dans l’univers du théâtre kabuki – un véritable spectacle cinématographique!» clickcinema.ch

«Kokuho – Le Maître du Kabuki est une fresque historique se déroulant sur 50 ans. D’une ampleur fascinante (près de trois heures, mais qui passent comme une lettre à la poste), il nous fait entrer de plain-pied dans cet univers théâtral à nul autre pareil.» ARCinfo, Vincent Adatte

«Ein berauschender Kinoabend ist garantiert.» Phosphor Kultur, Michael Bohli

«Une œuvre à la fois magnifique et cruelle, où la beauté le dispute à la douleur.» j:mag, Malik Berkati

«Möglicherweise für viele von uns eine ganz neue Art von Kinoerlebnis.» arttv

«Erzählkino in epischer Form – von seiner besten Seite.» Blickpunkt:Film

«At the center of its superb cast, Ryo Yoshizawa and Ryusei Yokohama deliver exquisitely layered performances that interweave offstage characterization and onstage theatricality.» The Hollywood Reporter

«Le récit établit subtilement un parallèle entre leur relation et celle d’une histoire d’amour: une rencontre décisive, une connexion grandissante née de la rivalité, une rupture dramatique et la possibilité d’une réconciliation.» Asian Movie Pulse

«Lee Sang-ils mitreissendes, opulentes Drama bietet einen Einblick in die japanische Kunst des Kabuki-Theaters.» Screen Daily

«Kokuho révèle le parcours énorme et le défi d’une vie consacrée à la poursuite d’un objectif plus grand que soi.» Next Best Picture