Love on Trial

de Koji Fukada, Japon, 2025
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La jeune Mai est l’une des cinq stars de Happy Fanfare, un groupe de J-pop qui attire les foules. Lorsqu’elle tombe amoureuse de Kei, artiste mime, sa boîte de production les assigne en justice pour n’avoir pas respecté la «no love» clause de son contrat. Inspiré de faits réels et fort d’une observation aussi précise que sa mise en scène, Koji Fukada révèle l’envers d’une industrie qui fabrique des icônes hypersexualisées. Dépassant son sujet, Love on Trialdevient le miroir d’une société où la femme est objet, mais où grandit la résistance.

Droit à l’amour

Tandis que la K-pop coréenne fait fureur dans le monde entier, les idoles de la J-pop captivent au Japon. Icônes virginales, elles sont adulées par les fans et tout est mis en œuvre pour préserver ce lien très rentable, quitte à leur interdire toute relation amoureuse. Alors, quand Mai tombe sous le charme magique de Kei, sa carrière bascule: ses managers les attaquent en justice et exigent des millions de yens. La jeune femme compte pourtant se battre pour défendre son droit à l’amour... Interprétée par Kyoko Saito, elle-même ancienne idole, Mai est inspirée de plusieurs scandales où des chanteuses ont été condamnées à payer pour avoir aimé. Épousant ce parcours, Love Love on Trial plonge dans un système qui contrôle l’image, le corps et le libre-arbitre.

Après le mélodrame Love Life, où un accident brise l’apparente tranquillité d’un couple, Koji Fukada poursuit son exploration d’une société japonaise étouffée par les normes. Avec son directeur de la photographie Hidetoshi Shinomiya (Drive My Car), le cinéaste compose des cadres rigoureux exprimant la vie des idoles sous contrôle. Qu’importent les chorégraphies colorées, la pression est implacable. Mai et ses collègues ont beau rêver leur destin de stars et s’entraider, elles restent des objets de désir, des poupées en proie à une domination structurelle, également face à la justice. Dès lors, le film dépasse le sujet de la J-pop pour dénoncer le patriarcat tout entier, sans oublier les réseaux sociaux, véritables outils de lynchages. En résulte un film réaliste, politique et féministe, doublé d’une rencontre amoureuse poétique.

Festivals & prix

Festival de Cannes 2025: Cannes Premières
Busan International Film Festival: A Window on Asian Cinema
Pingyao International Film Festival
Tokyo International Film Festival: Gala Selection

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Fiche technique

Titre original
Love on Trial
Titre
Love on Trial
Réalisation
Koji Fukada
Pays
Japon
Année
2025
Scénario
Koji Fukada
Montage
Sylvie Lager
Musique
agehasprings
Image
Hidetoshi Shinomiya
Son
Takaaki Yamamoto
Décors
Hiroto Matsuzaki, Isao Hasegawa
Production
Yoko Abe, Akira Yamano
Durée
124 min.
Interprètes
Kyoko Saito (Mai Yamaoka), Yuki Kura (Kei Mayama), Erika Karata (Saya Yabuki), Kenjiro Tsuda (Koichi Yoshida)

Documents

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Date(s) de projection Projection(s)
Organisation

Revue de presse

«Love on Trial de Koji Fukada saisit par sa précision chirurgicale.» Le Bleu du Miroir

«An emotionally engaging and compellingly provocative drama with a sharply written script.» Next Best Picture

«Enter: That crazy little thing called love.» IndieWire

«Avec un sens très précis du cadre, Koji Fukada filme ces jeux de rapprochement et de rupture.» Le Monde

«A murmured critique of Japanese celebrity culture.» Variety