Inshallah a Boy

Après la mort de son mari, Nawal se retrouve seule avec sa fille et risque de perdre son logement. Dans son pays où les lois privilégient les hommes, un fils changerait la donne. Avec le concours de la fascinante Mouna Hawa, primée dans une foule de festivals, Amjad Al Rasheed livre un film fort sur une femme courageuse en lutte contre le patriarcat tout-puissant.

Mariée à Adnan, Nawal, 30 ans, vit dans un quartier populaire à Amman. Mère d’une petite fille prénommée Noura, elle travaille en tant qu’infirmière à domicile pour une famille riche. Lorsque son époux décède, elle est confrontée aux revendications de son beau-frère Rifqi. Celui-ci exige que son appartement lui revienne, bien que Nawal l’ait en partie payé avec sa dot – les lois jordaniennes favorisant les hommes et leurs liens de sang, au détriment des femmes et de leurs filles. Aussi absurde que cela puisse paraître, avoir un fils, même bébé, aurait changé la donne, car il serait lui considéré comme un héritier légitime. Courageuse, Nawal est cependant prête à défendre ses droits.

Dans Inshallah a Boy, l'un des rares films jordaniens (choisi pour les Oscars et le premier à avoir été sélectionné à Cannes), Amjad Al Rasheed décrit en profondeur les inégalités de genres et de classes en Jordanie. Se distinguant par une mise en scène à suspense d’une grande sobriété, il suit son héroïne au cours d’une lutte émancipatrice qu’elle doit mener avec autant d’abnégation que de discrétion. Fort de la performance impressionnante de Mouna Hawa, le cinéaste accorde aussi un soin particulier à la psychologie de ses autres personnages, féminins et masculins. Face à Nawal, chacun·e apparaît dans ses contradictions, ce qui restitue tout en nuances le poids du conservatisme et son aliénation. Le réalisateur pointe ainsi les absurdités du patriarcat culturel, religieux et judiciaire, auquel il oppose la solidarité des femmes, porteuse d’espoir et de changement.

Festivals & prix

Fribourg International Film Festival 2024
Critic’s Choice Award
Film Festival Cannes 2023 – Semaine de la critique
Prix Fondation Gan
Label Europa Cinemas
Camerimage
Golden Frog Director's Debuts Competition
Golden Rooster Awards
Golden Rooster International Competition Award Best Actress
Palm Springs International Film Festival
Thessaloniki Film Festival

Meet the Neighbors Competition Best Actress
Asia Pacific Screen Awards
Best Performance (Mouna Hawa)

artwork

Fiche technique

Titre original
Inshallah Walad
Titre
Inshallah a Boy
Réalisation
Amjad Al Rasheed
Pays
Jordanie
Année
2023
Scénario
Amjad Al Rasheed, Rula Nasser, Delphine Agut
Montage
Ahmed Hafez
Musique
Jerry Lane, Andrew Lancaster
Image
Kanamé Onoyama (AFC)
Son
Nour Halawani
Costumes
Zeina Soufan
Décors
Nasser Zoubi
Production
The Imaginarium Films: Rula Nasser, Aseel Abu Ayyash
Formats
DCP, Blu-Ray
Durée
113 min.
Langue
OV/df+i
Interprètes
Mouna Hawa (Nawal), Haitham Omari (Rifqi), Yumna Marwan (Lauren), Salwa Nakkara (Souad), Mohammad Al Jizawi (Ahmad), Eslam Al-Awadi (Hassan), Seleena Rababah (Noura)

Au cinéma

Genève

20 juillet 2024
18:00
Cinélux

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Amjad Al Rasheed
Rencontre en images

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Revue de presse

«Ganz grosses feministisches Kino voller Wendepunkte und pointierter Dialoge und mit der stärksten weiblichen Heldin des diesjährigen Freiburger Filmfestivals – und das will etwas heissen.» RadioFr. Freiburg

«C’est la découverte d’un nouveau territoire de cinéma, la Jordanie, et le premier film jordanien à Cannes et aux Oscars, et c’est un récit d’émancipation très bien tenu, un thriller psychologique féministe très impressionnant.» RTS 12h45, Anne Delseth

«Authentisch und herausragend gespieltes Drama [... ] Die feministische, sozialkritische Botschaft tritt organisch hervor.» Filmbulletin, Stefan Volk

«Mit dem Film setzt der Regisseur Amjad Al Rasheed ein starkes Zeichen gegen die patriarchalen Strukturen in seiner Heimat Jordanien.» Amnesty Magazin, Boris Bögli

«Un thriller féministe porté par l’incandescente comédienne palestinienne Mouna Hawa.» Le Courrier, Olivier Wyser

«Ni martyre ni passive, son héroïne cherche simplement à demeurer auprès de sa fille et à apprendre à conduire, dans l’une des plus belles scènes de film que l’on verra cette année.» Cineman, Eleo Billet

«Der Film nimmt die gesamtgesellschaftlichen Rahmenbedingungen von Diskriminierung in den Blick, die auch hierzulande wahre Gleichberechtigung erschweren.» Die Wochenzeitung, Julia Zutavern

«Mitten in der vielschichtigen jordanischen Gesellschaft angesiedelt, trifft die aufbauende Geschichte einen universellen Nerv.» Aargauer Kulturmagazin

«Subtil et d’une grande sobriété!» ARCinfo, Vincent Adatte

«Packende Szenen, starke weibliche Figuren und ein Blick auf die herrschenden Klassenunterschiede im Land [...] ein wuchtiger Aufruf für mehr Gerechtigkeit und Menschlichkeit.» Phosphor Kultur, Michael Bohli

«Nawal will ihren Pick-up, daher nimmt sie das Steuer in die Hand.» SRF Kultur, Georges Wyrsch

«Un magnifique portrait de femme. L’écriture est très bien rythmée.» RTS 12h45, Alexandre Capora

«Die palästinensische Darstellerin Mouna Hawa in der Rolle von Nawal trägt die Handlung souverän: mit ihrer Präsenz, ihrer Emotionalität, ihrem Spiel [...] ein überaus starker Film, der die Ohnmacht von Frauen in einem Land wie dem heutigen Jordanien aufzeigt und sich mit selten gesehener Intensität für ihre Rechte einsetzt.» arttv, Doris Senn

«Ein eindrücklicher, schier dokumentarisches Sozialdrama, das einfühlend und packend ungerechte Rechtsprechung, verkrustete Gesellschaftsregeln und missachtete Gleichberechtigung anprangert. Starke Gesellschaftskritik und Botschaft.» Textatur, Rolf Breiner

«Très sobre et pragmatique dans la description son intrigue, livrant suffisamment d’éléments au public pour comprendre les enjeux qui se jouent et l’épée de Damoclès qui pèse sur Nawal et sa fille, Amjad Al Rasheed livre un captivant récit à suspense.» j:mag, Firouz E. Pillet

«Wie Nawals Widerstandswillen durch den sich steigernden Druck und die zunehmend schwierige Situation wächst, bewegt und beeindruckt und Al Rasheed findet für deren Selbstbehauptung und Selbstbefreiung ein ebenso starkes wie einprägsames Schlussbild.» Filmnetz, Walter Gasperi

«Il pare son héroïne d’une certaine forme d’humour et d’un recul assez inattendus.» L’Echo, Steven Wagner

«Ein Film, der tief geht und bewegt.» Bäckstage, Patrick Holenstein

«Un long-métrage qui, dans le sillage du cinéma de l’Iranien Asghar Farhadi, dit beaucoup de choses à travers une fiction souvent sur la retenue.» Le Temps, Stéphane Gobbo

«★★★★» Züritipp | Tages-Anzeiger

«Inshallah a Boy wirft einen ungeschminkten Blick auf die von vielen Frauen erlebten Ungerechtigkeiten.» Berner Zeitung | Der Bund, Alexander Sury

«Le film intéresse par la finesse de l’étude d’un parcours d’une femme endeuillée à travers la législation jordanienne et ses propres stratifications sociales.» Ciné-Feuilles, Julien Norberg

«Its world is so well built out and Palestinian actress Mouna Hawa’s lead performance is so absorbing, the final result is a mesmerizing piece of personal, yet political filmmaking.» RogerEbert

«Hervorragend gespielt und temporeich erzählt.» Film Threat

«A gripping social drama about systemic oppression that morphs into a masterful thriller.» Variety

«Inspired by the real-life experiences of a close relative of director Amjad Al Rasheed, Inshallah a Boy delivers a social realist critique of Jordan’s structural oppression of women and girls.» Screen International