La Hija CĂłndor
Dans une communautĂ© quechua des hauts plateaux boliviens, la jeune Clara apprend auprĂšs de la vieille Ana, sa mĂšre adoptive, Ă accompagner les femmes en couche et Ă donner la vie. En murmurant des chants rituels et en rĂ©pĂ©tant des gestes rĂ©parateurs, elles perpĂ©tuent la tradition des sages-femmes andines, mais leur pratique est mise Ă mal par lâappel de la modernitĂ©. Ă travers leur histoire, portĂ©e par des actrices envoĂ»tantes et des paysages spectaculaires, le rĂ©alisateur bolivien Alvaro Olmos Torrico cĂ©lĂšbre le courage dâĂ©couter sa voix et de choisir sa voie.
Un savoir fait de gestes et de chants
Au cĆur des Andes boliviennes, Ana et Clara parcourent Ă pied les hameaux dans les montagnes qui surplombent la ville de Cochabamba. Sage-femme dâexpĂ©rience, Ana transmet Ă la jeune Clara, de visite en visite, un savoir fait de gestes et de chants enveloppants. Ici, les enfants naissent Ă la maison, guidĂ©s par la voix et les mains, dans un lien sacrĂ© Ă la Pachamama, la «Terre-MĂšre», tandis que le condor, messager des dieux, plane dans les cieux. Mais cet Ă©quilibre est menacĂ©. Encore adolescente, Clara dĂ©couvre un ailleurs oĂč lâon vit au rythme des concerts et des rencontres amoureuses. Et dans le mĂȘme temps, les mĂ©decins de la ville incitent les femmes enceintes Ă se tourner vers les soins modernes. DĂšs lors, tandis quâAna sâaccroche Ă un mode de vie ancestral quâelle juge immuable, la jeune femme est tiraillĂ©e entre son dĂ©vouement et ses dĂ©sirs.
GrĂące Ă une mise en scĂšne Ă©purĂ©e et une photographie sensible, oĂč les visages filmĂ©s en clair-obscur contrastent avec la lumiĂšre des paysages, Ălvaro Olmos Torrico rĂ©vĂšle dâune part une grande sororitĂ©, faite de transmission, dâautre part une tension croissante entre tradition et modernitĂ©. Dans un univers oĂč la musique incarne Ă la fois la mĂ©moire et lâĂ©mancipation, le rĂ©alisateur filme ses personnages avec une profonde bienveillance, laissant Ă©merger leurs doutes sans jugement. PortĂ© par des actrices non-professionnelles qui irradient lâĂ©cran, Ă commencer par la chanteuse Marisol Vallejos Montaño dans le rĂŽle de Clara, La Hija CĂłndor dĂ©peint toute une gĂ©nĂ©ration en Ă©quilibre entre deux mondes, qui tente de trouver une nouvelle place.
Festivals & prix
Toronto International Film Festival 2025: World Premiere
Festival FILMAR en América Latina: Focus Sud
Festival Biarritz Amérique Latine: Compétition fictions
Chicago International Film Festival: New Directors Competition
Guadalajara International Film Festival 2026:
Ibero-America Competition, Best Performance (MarĂa Magdalena Sanizo)
MĂĄlaga Spanish Film Festival: Best Supporting Actress & Best Music
Göteborg Film Festival: International Competition

Fiche technique
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Plus sur ce film dans notre magazine
Sages-femmes entre deux mondes
Adolescente quechua, Clara grandit dans une petit village nichĂ© sur les hauteurs des Andes. Sa mĂšre adoptive, une sage-femme ĂągĂ©e, la forme pour quâelle reprenne son rĂŽle si essentiel Ă la communautĂ©. Elle lui enseigne les chants anciens qui, depuis des gĂ©nĂ©rations, accompagnent les femmes en couche et permettent de donner la vie en toute sĂ©rĂ©nitĂ©. Mais les coutumes et les ...
Revue de presse
«Atemberaubende Bilder: weite Berglandschaften, ein Himmel, der grenzenlos wirkt [âŠ] Regisseur Ălvaro Olmos Torrico wertet nicht, sondern beobachtet genau â mit Respekt und einer spĂŒrbaren Zuneigung fĂŒr die Welt, die er portrĂ€tiert.» SRF Kultur, Ann Mayer
«Ein schöner und zugleich ein realistischer Film, mit ethnografischer Genauigkeit und einem klaren Blick fĂŒr all die unausweichlichen Verwerfungen und Verschiebungen in unserer Welt. Und mit zwei Hauptdarstellerinnen, die man nicht so schnell vergisst.» Sennhausers Filmblog, Michael Sennhauser
«Regisseur Ălvaro Olmos Torrico verweigert sich einer simplen Schwarz-Weiss- Malerei und zeigt in La Hija CĂłndor die Optionen, die sich Clara bieten â mit allen Vorteilen und WidersprĂŒchen.» kulturtipp, Hans JĂŒrg Zinsli
«Ălvaro Olmos Torrico lĂ€sst Clara in La Hija CĂłndor ihrer Neugier folgen.» P.S. Zeitung, Thierry Frochaux
«Regisseur Ălvaro Olmos Torrico entfaltet in atemberaubenden Tableaus eine leise, eindringliche Geschichte ĂŒber IdentitĂ€t und den Mut, der eigenen Stimme zu folgen.» Aaku
«Der Film gewinnt mit eindrucksvollen Aufnahmen aus den Anden, bunten Lichtern und wechselnden Szenerien.» Phosphor Kultur, Michael Bohli
«Ein Film zwischen den heiligen GesÀngen der Anden und dem Traum von einem anderen Leben.» arttv
«Eine ErzÀhlung zwischen Tradition, SpiritualitÀt und Kulturkonflikt.» Swissinfo
«Die Kraft einer Kosmovision, die sich dem Verschwinden widersetzt.» Opinión Bolivia
«Die Bilder werden mit unendlicher FeinfĂŒhligkeit eingefangen.» Mediapart
«Eine zeitgenössische Fabel ĂŒber Zugehörigkeit, Erbe und kulturellen Widerstand.» Cinemagavia
«Una experiencia que nos invita a aproximarnos al mundo andino con otros ojos, no solo para cuestionar su patriarcado dañino sino también para revalorizar el aporte de sus mujeres a la cultura, a la salud y a la vida.» Cinencuentro
«The film combines a dramatic sense of place and Quechua drama which can resonate worldwide.» Variety
«Through its careful craftsmanship, the film stands out not only as a cultural portrait, but as a quiet meditation.» Next Best Picture
«Les plans larges sur les montagnes contrastent avec lâintimitĂ© des scĂšnes dâaccouchement oĂč les chants traditionnels crĂ©ent une atmosphĂšre quasi mystique.» Le Point





