Maboroshi no hikari

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"A-t-il aussi vu Maboroshi cette nuit-l√†?" L'ombre de la mort et l'√©tincelle de vie, en une perp√©tuelle agitation derri√®re la fa√ßade du quotidien?¬Ľ Ce sont les mots qu'a mis le jeune r√©alisateur Hirokazu Kore-Eda comme sous-titre √† son premier film Maboroshi no hikari - La lumi√®re de l'illusion. Son po√®me est d'une singuli√®re beaut√©, d'une √©tonnante simplicit√©. Il ne n√©cessite ni une intrigue alambiqu√©e, pas plus que de longs dialogues. Sa force repose sur le langage des images, comme s'il voulait nous rappeler que les mots ne sont que de la bu√©e sur le miroir de la vie. Yumiko a perdu sa grand-m√®re √† l'√Ęge de douze ans. Elle est toujours poursuivie par le regret de n'avoir pu la retenir alors qu'elle s'en allait. A vingt-cinq ans, elle se marie avec Ikuo, qui entra dans sa vie comme une r√©incarnation de la grand-m√®re. Pourtant, Yumiko ne cesse d'√™tre hant√©e par le souvenir du jour de la mort de la vieille dame. La vie s'√©coule paisiblement avec leur premier fils, Yuichi, jusqu'au jour o√Ļ Ikuo se suicide en se jetant sous un train, ne laissant que la cl√© de son v√©lo comme explication. Encore une fois, Yumiko venait de perdre un √™tre aim√©.

Cinq ans plus tard, elle se remarie avec Tamio, un jeune veuf qui habite le petit village d'Oku-Noto, au bord de la mer. Sa derni√®re femme lui a laiss√© une petite fille de huit ans, Tomoko. La douleur semble avoir abandonn√© une Yumiko apais√©e, et les jours s'√©coulent tranquillement. Mais six mois plus tard, retournant dans sa ville natale pour le mariage de son fr√®re, Yumiko est de nouveau hant√©e par le souvenir d'Ikuo. A la fin, elle se tient seule, au bord de la falaise, fixant l'oc√©an. Tamio la retrouve et s'approche. Fondant en larmes, pour la premi√®re fois, elle se confie √† son mari: ¬ęJe ne comprends toujours pas pourquoi Ikuo s'est tu√©.¬Ľ Et Tamio r√©pond: ¬ęMon p√®re qui √©tait p√™cheur disait toujours: nous sommes attir√©s par l'oc√©an. Et personne n'est √† l'abri de la fascination de cette lumi√®re que l'on appelle Maboroshi.¬Ľ

Festivals & prix

Bester Erstling Venedig 1995; Golden Award Chicago; First Award Vancouver; Prix Sadoul 1995; Prix de l'Age d'Or Cin√©decouvertes 1996; Akutagawa-Award f√ľr Teru Miyamoto
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Fiche technique

Titre original
Maboroshi no hikari
Titre
Maboroshi no hikari
Réalisation
Hirokazu KORE-EDA
Pays
Japon
Année
1995
Scénario
Yoshihisha Ogita
Montage
Tomoyo Oshima
Musique
Chen Ming-Chang
Image
Masao Nakabori, Fumio Maruyama
Production
Naoe Gozu, TV Man Union, Tokyo
Formats
35mm, DVD, Blu-ray, DCP
Durée
108 min.
Langue
Japanisch/d/f
Interprètes
Makiko Esumi (Yumiko), Takashi Naito (Tamio), Tadanobu Asano (Ikuo), Goki Kashiyama (Yuichi), Naomi Watanabe (Tomoko), Midori Kiuchi (Michiko), Akira Emoto (Yoshihiro), Mutsuko Sakura (Tomeno)

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Date(s) de projection Projection(s)
Organisation

Revue de presse

"Ich hatte das Gl√ľck, Mabaroshi zu entdecken. Die unglaubliche Einfachheit des Films tauchte mich in eine Flut von Emotionen, liess mich das Leben und Schickal einer jungen Unbekannten tei len, einer mir fernen und doch so nahen Frau Ergriffen vom ruhigen, friedvollen Fluss der Geschichte, wurde ich von grosser Dankbarkeit erf√ľllt. Der Film gab mir diese besondere intime Vertrautheit zur√ľck, jene geheimnisvolle Identit√§t, welche nur in Japan ihren Ausdruck findet."
Jeanne Moreau